Plantons le décor : ESCAUSSES

Le domaine d’ESCAUSSES se trouve au nord du département du Tarn, dans le triangle d’or
touristique formé par les communes de Cordes-sur-ciel, élu «Village préféré des français» en
2014 ; la ville d’Albi avec sa cathédrale et son coeur historique classés au patrimoine mondial
de l’UNESCO et Gaillac, capitale du vignoble Gaillacois.
De l’histoire, un patrimoine architectural, à boire et à manger… Tout l’attrait du sud-Ouest
qui ravit habitants et touristes.
 Un doux paysage de collines, habillées d’une mosaïque de cultures aux
coutures boisées.
L’ouest du Tarn est marqué par des paysages vallonnés où s’imbriquent diverses occupations
du sol : céréales, vignes, prairies, vergers, bosquets.
 Ces paysages de collines offrent de larges panoramas.

L’urbanisation rurale du nord-ouest du
 Tarn est marqué par de petits villages. L’habitat traditionnel en pierre calcaire et tuiles canal
amène beaucoup de charme à ces secteurs.
Urbanisation en habitat groupé, organisée en hameaux, ou en habitat dispersé, les paysages
sont encore faiblement marqués par le mitage quand on s’éloigne des communes urbaines.
 Le plateau cordais : ambiance d’une campagne traditionnelle. 
Nous sommes sur la commune de Sainte-Croix. Ce petit village organisé en hameaux fait
partie l’unité paysagère appelée «Plateau Cordais». Cette unité correspond à des collines
molassiques argilo-calcaires, où le relief est souple.

Le parcellaire irrégulier et de taille
relativement moyenne renforce le côté «traditionnel» de ces paysages. Variations de
couleurs, jeux de textures et motifs divers, voilà le cocktail qui engendre ces collines
 dessinées à échelle humaine et procure un sentiment d’espace jardiné tant le dessin peut être
subtil.
 L’agriculture n’est pas la seule productrice de ces paysages : le socle calcaire, squelette du
plateau, est parfois très proche voire affleurant. Une mince épaisseur de terre associée à un pH
basique crée par endroits de véritables ambiances caussenardes où genévriers, buis et chênes
sont les seuls à pousser sur de sèches pelouses.
Soyons un peu plus précis… La Salamandrié :
 Sur une colline qui déploie ses coteaux en orientation sud-est, sud, sud-ouest, ouest. Les
coteaux sud, sud-est, dominent le vallon du Luzert. Ce petit ruisseau qui prend sa source à
 Sainte-Croix, marque le paysage avec sa ripisylve. Une autre structure arborée marque
fortement le paysage : le cordon boisé en haut des coteaux. Sous cette couverture végétale se
trouve en fait une rupture de pente entre le plateau où se trouve le domaine et le hameau et les
 coteaux. Par endroits, le banc de calcaire dur est visible.


Le paysage est dessiné avec finesse : une terrasse de culture au premier plan rehaussée d’un
frêne et d’une couverture enherbée, la bande enherbée en pourtour des parcelles de Syrah et
Chardonnay vient attacher le motif des vignes à la texture de la terre de la parcelle labourée.
Et cela change presque chaque jour, selon les saisons, la météo, le travail dans les vignes… 
Parlons géologie : nous sommes ici sur un plateau calcaire, (à une altitude de 280 m à La
Salamandrié) dans le prolongement du plateau cordais, qui vient mourir sur les berges du
Tarn, à Castelnau-de-Lévis. Les sols sont argilo-calcaires. On peut aussi parler de marnes ou
de terreforts calcaires.

Partons à Cahuzac-dur-Vère pour L’ENCLOS des ROSES

Le parcours vers Roziès, le lieu-dit où sont plantées les vignes de l’ENCLOS des ROSES, est
une pénétration vers le cœur de l’AOC.

L’ensemble du parcours reste sur le plateau cordais
mais la densité de vignes s’accroît en s’approchant de Cahuzac. Nous sommes ici dans le
secteur des PREMIERES COTES, la zone de coteaux qui domine Gaillac et qui présente la
plus haute densité de vignes.
Tout comme à Ste-Croix, les collines du centre, la Montagne Noire et si le temps est clair, les 
Pyrénées décorent l’horizon.

Ici les arbres sont groupés en bosquets contrairement à Ste-Croix où il s’agit majoritairement
de haies. L’arbre isolé n’est pas fréquent. Si le frêne était roi à Ste-Croix, ici, les essences
isolées sont plus variées : amandiers, chênes, cognassiers, cerisiers, noyers. À Cahuzac, le sol est un terroir de transition entre les argiles gréseuses et les argiles calcaires, 
d’où la diversité de la palette végétale. 
Dernière différence majeure : l’habitat.

Il est ici dispersé sur les lignes de crêtes et points
hauts. De belles vues pouvant être admirées, les habitants ne se cloisonnent généralement pas
derrière de grands murs de béton ou de verdure.
 Le terroir des PREMIERES COTES a été jugé tellement particulier qu’il a fait
l’objet d’un zonage spécial par l’INAO et d’une appellation spécifique pour les vins blancs
secs (uniquement) qui en sont issus.


Ces premiers coteaux forment un vaste cirque qui entoure la cuvette de Gaillac sur sa moitié
nord. Ils donnent à cette zone centrale du Gaillacois un climat particulièrement chaud, bien
abrité des vents froids du nord et de l’ouest et très bien exposé au sud. L’altitude varie entre 
150 m et 280m. Roziès est tout en haut de la zone, à 280m.
 Les sols sont des terreforts calcaires moyennement profonds reposant sur du calcaire ou du
 calcaire marneux vers 40 à 80cm. La part d’éléments sableux plus importante à Roziès que
dans d’autres secteurs des 1ères côtes donne des sols plus faciles à travailler.

Revenons enfin sur la notion de terroir… 
Le terroir c’est bien sûr d’abord le sol qui alimente la vigne en eau et en éléments minéraux.
 Son comportement variera selon plusieurs facteurs : géologiques et pédologiques (Sols, sous
sols, pierrosité…), topographiques (Altitude, relief, exposition, pente…) et climatiques 
(Température, lumière, régime hydrique, vents). 
L’expression de ce terroir sera différente selon les millésimes et les choix du vigneron qui
par ses pratiques interagit avec le terroir : en intervenant sur le sol par le drainage ou
l’apport d’amendement…

En choisissant le cépage, le porte-greffe, la densité de plantation… 
En essayant de favoriser la vie biologique du sol par la mise en place de couverts… En
 essayant de maîtriser la qualité sanitaire… En décidant enfin de la date des vendanges et des
méthodes de vinification et d’élevage. 
L’expression du terroir est intimement liée au vivant, variant d’un millésime à l’autre,
 d’un vigneron à l’autre… C’est bien là le mystère du vin !

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