les cépages

LE  PRUNELART
(ou Prunelard)

Lui aussi revient de loin. Peu productif, irrégulier, imprévisible, il avait été sacrifié à la fin du XIXe siècle sur l’autel des résultats comptables.

Une étude récente vient de montrer qu’il était le père du Cot ou Malbec, avec qui il partage aussi une parenté aromatique.

Ce cépage est pourtant vigoureux, son port érigé peut être conduit en taille longue.

Son nom vient-il de la forme de ses baies arrondies, pareilles à de petites prunes ? Ou à son nez de pruneau macéré ?

Le Prunelart est un cépage indépendant, qu’il faut cueillir le jour J.

Il mûrit lentement, exige donc de la patience, mais aussi une réactivité le moment venu, car il ne supporte pas la surmaturité.

Des caractères qui en font un cépage déroutant, sans équivalent dans l’appellation, jusque dans l’orthographe de son nom, qui fait débat sur les étiquettes. Une manière pour lui d’afficher sa différence.

Aux domaines d’Escausses et l’Enclos des Roses, le Prunelart n’apparaît encore que dans la cuvée « le Petit Enclos ».

LE DURAS

Très anciennement cultivé à Gaillac (son nom apparaît dans un document de 1484), il tient son nom de la dureté de son bois, mais le premier mot qui vient aux lèvres après une dégustation est « poivré ». Le Duras recèle en effet des notes d’épices, de poivre, les exégètes débattent pour définir s’il s’agit de poivre gris ou noir. Mais cet arôme est un marqueur indiscutable de ce cépage aux  baies arrondies, au port érigé, attiré par le soleil. Il réclame une attention de tous les jours : généreux, voire exubérant, il doit être contenu dès la taille. De nature fragile, il appelle une vigilance, notamment au printemps, la saison des agressions de l’oïdium ou des acariens. Son accent tonique, outre l’épice, est un velouté, d’aucuns vont même jusqu’à le qualifier de « soyeux ». Ce cépage aurait fait un long voyage depuis le Jura et la Bourgogne, où résident ses ancêtres le Savagnin et le Tressot.  Ce cocktail d’épices et de velours lui confère le charme des contrastes.

Ne tombez pas dans le piège : le Duras ne fait pas partie de l’encépagement des Côtes de Duras !

Aux domaines d’Escausses et l’Enclos des Roses, le Duras est un associé du rosé et du rouge Enclos des Roses ainsi que du Petit Enclos. C’est encore lui qui affirme son caractère dans la Cuvée des Drilles.

LE BRAUCOL
(ou Fer Servadou ou Mansois ou Pinenc)

Plus rustique ? Il faut chercher longtemps. Le Braucol (le nom autochtone) est réputé « increvable » sur pied comme en bouteille, une façon de souligner son aptitude au vieillissement. Ses baies arrondies forment des grappes de taille moyenne. Ses nuances végétales peuvent sembler austères quand il n’est pas mûr. Mais récolté à point nommé, le Braucol dévoile des arômes fruités, généreux, de cassis et de fruits noirs, avec une légère pointe mentholée. Dans chaque vignoble du Sud-Ouest, du Bordelais à Madiran et Marcillac, sa présence ancestrale lui a valu une dénomination différente.

Elle lui a aussi assuré une nombreuse descendance, légitime ou putative. Il est, entre autres, le père d’un cépage appelé « Mauzac Noir » (bien que ce dernier n’ait aucune relation génétique avec les différents vrais Mauzac…) et l’aïeul de la Carmenère, le vieux cépage bordelais. En, bouche, le Braucol exprime une belle rondeur, avec des tanins enrobés, tout en souplesse veloutée.

Aux domaines d’Escausses et l’Enclos de Roses, le Braucol vient en partenaire dans les cuvées de la Croix Petite et l’Enclos des Roses, et joue en soliste dans la Vigne Mythique.

Le Prunelart

Le Duras.

Le Braucol

L’ONDENC

C’est le retour de l’enfant prodigue, le temps retrouvé. L’Ondenc avait disparu corps et bien. Ou presque…Sacrifié sans doute au début du siècle dernier à cause de sa grande précocité, de sa vulnérabilité aux maladies, et de ses rendements aléatoires. Depuis 1988, le revoilà. Il n’a survécu qu’à Gaillac, alors qu’il apparaissait autrefois dans tout le sud-ouest, principalement dans les régions pyrénéennes. Si ce n’est pas à Gaillac, c’est en Australie du Sud que vous en retrouverez quelques pieds, sous le nom d’Irvine’s White.

Ses grappes et ses baies sont de taille moyenne. L’Ondenc  se marie très bien dans des assemblages avec le Lenc-de-l’Elh en Vendanges Tardives. Il instille des nuances mentholées, des fragrances d’agrumes bien mûrs, ainsi qu’une amplitude et une belle longueur en bouche. Quand l’automne est bien ensoleillé, l’Ondenc, surtout après un passerillage, donne de superbes liquoreux aux notes de fruits confits. Le retour de l’Ondenc détruit la légende des « cépages dépassés » : l’« ancien» a son avenir devant lui.

Au Château l’Enclos des Roses, l’ondenc s’exprime dans les Vendanges Tardives et le Petit Enclos blanc.

LE LENC-DE-L’ELH
(ou Loin-de-l’œil)

Les vignerons gaillacois le statufient pour sa finesse et sa fraicheur quasi-minérale qui apporte un équilibre inestimable aux cuvées d’assemblage.

Son nom curieux tient aux grappes situées haut dans le feuillage, loin (Lenc en occitan) du bourgeon – l’œil ou l’elh – qui leur a donné naissance. Ses baies ont une forme ovale, en grosses grappes aérées,  surmontées de petites oreillettes. Le Lenc-de-l’Elh est un cépage assez généreux.

Sa peau, moins épaisse que celle du Mauzac, est plus apte au botrytis – la « pourriture noble » – et se prête bien aux cuvées comme les Vendanges Tardives et accepte facilement le passerillage qui concentre les sucres naturels du raisin. Il est d’ailleurs le pivot de tous les doux.

Au nez, des notes de fleurs blanches épanouies, d’aubépine, des arômes aériens et délicats lui confèrent une expression aussi discrète qu’élégante.

Aux domaines d’Escausses et l’Enclos des Roses, le Lenc-de-l’Elh s’exprime bien sûr dans les Vendanges Dorées et les Vendanges Tardives et aussi dans l’Ombre Fraîche.

LE MAUZAC

C’est le cépage totémique et le « couteau suisse » du Gaillacois : on retrouve ce polyvalent dans les blancs secs, les doux et bien sûr à 100 % dans les Méthode Ancestrale. Le cépage, cité dès 1525 à Gaillac, a développé au cours de sa longue histoire une diversité de formes et de couleurs exceptionnelles : on y trouve des grappes lâches ou très compactes, et la coloration de ses baies à maturité se décline du vert « granny » au rose fuchsia en passant par le jaune doré. Seule sa feuille très caractéristique, ronde ou en forme de cœur et à l’aspect duveteux, reste commune à ses différentes variantes. Les sols calcaires et argilo-calcaires lui conviennent parfaitement et lui confèrent un surcroît de fraîcheur. Le Mauzac est un cépage assez productif, qui doit être taillé court. Il se montre vif dans les blancs secs et devient onctueux dans les doux, mais si l’on pousse la maturité, sa fraîcheur diminue. Les consommateurs apprécient son premier nez de fleurs blanches qui évolue ensuite vers des accents de pomme granny et des nuances de poire, que vous ressentirez aussi en bouche.

Aux domaines d’Escausses et l’Enclos des Roses, on retrouve le Mauzac tout pur dans les Premières Côtes et dans la Méthode Gaillacoise ou assemblé dans la Vigne Galante et le Petit Enclos Blanc.

L’Ondenc.

Le Lenc-de-l’Elh (Loin de l’oeil)

Le Mauzac

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